Ensemble Vocal de Saint François Xavier

"Je rentre au séminaire pour devenir prêtre"

Ca y est, j’ai dit oui à Jésus ! Je rentre au séminaire en septembre pour devenir prêtre.

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure.

Jn, 15,16

Mais quels moyens notre Seigneur utilise-t-il donc pour nous appeler ?

Pour ma part, j’ai certainement été aidé dans mon discernement par Bach, Haendel, Palestrina, Vierne et tous ces compositeurs inspirés qui nous font chanter les louanges de Dieu. Leur foi est communicative ! Et la beauté de leurs œuvres nous interpellent et nous montrent ce dont l’homme est capable lorsqu’il se laisse guider par l’Esprit Saint.

C’était une grande joie de faire partie de l’ensemble vocal de Saint François-Xavier. Outre la découverte des trésors de la musique sacrée, l’honneur de participer à la divine liturgie et le plaisir de chanter pour la gloire de Dieu, j’ai rencontré un groupe d’amis. Nous nous retrouvons la plupart du temps pour chanter (mais à quand la prochaine nuit d’adoration ? A quand la prochaine pizza après la messe ?), et nous sommes heureux d’être ensemble, tout simplement. Deux rendez-vous par semaine, c’est aussi parce que les chants sont difficiles et qu’ils demandent du travail! Mais l’amour sans souffrance n’est pas de l’amour.

Ah ! Quelle joie d’arriver aux répétitions, et trouver que notre chef de chœur, M. Eric Leroy, homme de cœur et d’esprit, compositeur et virtuose, à l’humour incompris et d’une patience sans bornes, plein d’un feu passionné pour la belle liturgie, a encore tout préparé, pensé et re-pensé, et même re-re-pensé (c’est que l’Esprit Saint souffle où il veut et quand il veut). Il nous attend le sourire aux lèvres, toujours fidèle à son poste car l’amour ne prend pas de vacances. Quelques échauffements, et en avant ! Nous vivons la grande tradition de l’Eglise et chantons avec les anges : ne sommes-nous pas déjà un peu au Ciel ? Presque : il reste encore quelques fausses notes et quelques blessures d’orgueil lorsque la voix ne parvient pas à suivre la mélodie. Et notre cher Eric nous dit : « Reprenons encore une fois».

C’est alors que la messe commence. Mais nous, apprentis anges du chœur encore attachés aux choses de la terre, tout de noir vêtus, nous adoptons parfois des postures peu célestes, et nous semblons soudain oublier que le salut de l’humanité est en train de se jouer là, sur l’autel, devant les yeux émerveillés des fidèles. Heureusement que ces fidèles sont emplis de la charité du Christ : ils ferment alors les yeux et laissent la divine liturgie les emporter au Ciel. L’encens et les chants mélodieux forment une grande prière qui ne cesse de monter, et tous ensemble nous y jetons nos intentions, nos joies et nos peines. Nous participons ainsi par grâce au sacrifice du Christ, le seul capable de nous faire renaître à la vie.

 

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