Ensemble Vocal de Saint François Xavier

Concert marial

affiche-24-mai-2012-02.pngJeudi 24 mai 2012 à 20:30

L'Ensemble Vocal de Saint François Xavier vous propose un concert marial

Ave Maria - Guillaume Bouzignac (1587?-1643?)

Scène sacrée sur l'Annonciation et pour le temps de Noël pour soli et 4 voix mixtes (Quae cum audisset, turbata est)

Diffusa est - Giovanni Maria Nanini

La grâce est répandue sur tes lèvres,
aussi Dieu t'a bénie à jamais. Psaume 44
Nanini, Giovanni Maria (ou Nanino ; vers 1545 (Tivoli)-11 mars 1607 (Rome)
Elève de Giovanni Pierluigi da Palestrina, Giovanni Maria Nanini fut l'un des plus brillants représentants de l'école romaine. Il fut successivement maître de chapelle à Sainte-Marie-Majeure (où il succéda à son maître en 1571), à Saint-Louis-des-Français (en 1575) et à la Chapelle Sixtine (en 1604), et eut notamment sous sa direction les frères Anerio. A Rome, il ouvrit, avec Palestrina, la première école de musique, où fut formé Gregorio Allegri.

Je vous salue, Marie - Gaston Litaize

Litanies à la Vierge Noire - Poulenc (1899-1963)

Les Litanies à la Vierge noire ne sont pas le résultat d'une commande, mais naissent d'un épisode tragique et d'une expérience personnelle qui marqueront profondément les convictions intimes du compositeur.
En août 1936, Francis Poulenc séjourne dans le Quercy, à Uzerche, en compagnie d'Yvonne Gouverné et du baryton Pierre Bernac. C'est là qu'il apprend la mort atroce par décollation, dans un accident de voiture, du jeune compositeur Pierre-Octave Ferroud, rencontré en 1934 au Festival de Salzbourg dont celui-ci assurait la direction artistique. Bien qu'il ne soit pas intimement lié à Ferroud, cette nouvelle est pour Poulenc un véritable choc. Il l'écrit lui-même à son ami, le compositeur Georges Auric : «La mort de Ferroud m'a bouleversé – à tous les points de vue. Songe au vide d'une semblable oeuvre une fois l'auteur disparu. Ma musique marche bien évidemment et je serais monstrueux de me plaindre (…), mais je me demande si je claquais aujourd'hui …»
Comme Poulenc le confiera plus tard à Claude Rostand, les années précédentes avaient été marquées par une «longue crise d'oubli religieux. De 1920 à 1935, je me suis, je l'avoue, peu soucié des choses de la foi». Le décès de Ferroud le laisse «frappé de stupeur. Songeant au peu de poids de notre enveloppe humaine, la vie spirituelle m'attirait à nouveau».
Dans les jours qui suivent, il se rend avec Pierre Bernac et Yvonne Gouverné au sanctuaire de la Vierge noire de Rocamadour, dont le pélerinage, étape sur le chemin de Compostelle, remonte au XIe siècle. Cette visite, la paix qui se dégage du lieu le bouleversent. Yvonne Gouverné en parle ainsi : «Nous sommes entrés tous les trois dans une chapelle silencieuse où se trouve la statue de la Vierge noire (…) ; rien ne s'est passé en apparence et pourtant tout était changé dans la vie spirituelle de Poulenc. Il avait acheté une petite image revêtue du texte des Litanies à la Vierge noire». Le soir même, il commence à composer sur le texte récité par les pélerins, et achève en sept jours seulement les Litanies à la Vierge noire pour choeur de femmes à trois parties et orgue, prière émouvante d'humilité, transparente de ferveur et de "dévotion paysanne", selon une expression de Poulenc.
Après une courte introduction d'orgue, une phrase a cappella lance l'imploration à la Vierge noire, l'orgue et les voix se répondant dans un tempo "calme" et fervent, interrompu par les accents plus véhéments qui viennent évoquer la Vierge guerrière à qui Saint Louis confia le bonheur de la France. Puis, le calme initial retrouvé, se développe la longue coda d'exhortations dont le tissu harmonique plus riche s'éteindra dans le pianissimo de l'orgue seul. «C'est très spécial, humble et je crois assez saisissant» confiera Poulenc à Nadia Boulanger, qui créera l'oeuvre à Londres lors d'un concert de la BBC, le 17 novembre 1936.
Notes d'après Claude Rostand, Entretiens avec Francis Poulenc, Julliard, 1954 ; Renaud Machart, Poulenc, Coll. Solfèges, Éditions du Seuil, 1995 ; Claire Delamarche, dans Guide de la musique sacrée et chorale profane, de 1750 à nos jours, Librairie Fayard, 1993.

Salutation angélique - Marcel Péhu 

Marcel Péhu est né avec le siècle (8 février 1904), dans une famille de notables : son père est architecte de la Ville de Lyon, son oncle, le docteur Péhu, fut l'un des fondateurs de la pédiatrie moderne ; sa mère, professeur de piano et de chant, va être très tôt l'initiatrice artistique de ce fils unique tant aimé chez lequel elle a pressenti des dons exceptionnels.
À l'âge de dix ans, au cours d'un voyage à Fribourg en Suisse, l'enfant est fasciné par l'écoute d'un concert d'orgue. Son destin s'ouvre irrémédiablement : il sera organiste, il en fait le serment.
Pour mener à bien cette vocation, sa mère le confie, à Lyon, à deux maîtres remarquables : E. Trillat pour le piano, V. Neuville pour l'orgue, l'harmonie, le contrepoint, la composition. Avec l'abbé Joubert, il étudie le plain-chant et se passionne pour l'art modal.
À vingt ans, ce surdoué de la musique a presque fini son cursus d'études. Mais pour aller plus loin dans son art, il n'hésite pas à se rendre à Paris pour travailler avec des maîtres de renommée internationale : Cortot, Dukas, Selva, Dupré et Bonnet pour lequel il aura une longue et profonde amitié.
Marcel Péhu, auréolé de diplômes à vingt-trois ans, se voit confier sa première tribune : celle du Saint-Sacrement de Lyon, où il restera quatorze ans. C'est dans cette paroisse qu'il débutera son œuvre de compositeur (1929).
Elle est importante : quatre-vingt-dix-neuf partitions composées de nombreuses pièces et suites pour piano, instruments divers, chœurs ; une messe modale pour chœurs et orgues, trois symphonies, un triptyque pour orgue et trompette...
Cette œuvre, reconnue comme faisant partie d'une des littératures les plus remarquables du vingtième siècle, est jouée dans le monde entier ; elle a fait dire au critique Pierre Samazeuilh : " Marcel Péhu est un musicien complet et toutes ses exécutions sont guidées par une pensée pleine d'élévation et de sens musical. Possédant une excellente technique, il anime ses textes qu'il traduit avec un rare bonheur... ".
C'est dès cette période que Marcel Péhu est demandé - tant sa notoriété a grandi - pour faire partie des jurys de conservatoire. Des centaines d'élèves le sollicitent, attirés par ses qualités de pédagogue, son enthousiasme et la rigueur de son enseignement.
La région lyonnaise peut s'enorgueillir de compter encore une dizaine d'organistes de renom, titulaires de paroisses importantes, et qui ont été les étudiants de Marcel Péhu.
1941 : Conformément au vœu de son premier maître, Marcel Péhu quitte le Saint-Sacrement pour la tribune prestigieuse de Saint-François de Sales , qui abrite le fabuleux Cavaillé-Coll, orgue symphonique d'une puissance herculéenne, entretenu dans son état d'origine (1881), et qui avait été construit à la demande de Ch. M. Widor.
À trente-sept ans, Marcel Péhu est au faîte de son art et de sa gloire. Il restera dans cette position dominante pendant trente-trois ans. Il nous a quittés un dimanche soir après avoir rempli sa mission à Saint-François (31 mars 1974).
Quant à l'homme Péhu, tous les témoignages concordent : une personnalité forte, attachante, séduisante. Il avait un grand respect d'autrui, ne serait-ce que par son exactitude légendaire, son humanisme, sa délicatesse, sa droiture. Ces traits de caractère, qui peuvent paraître austères, étaient contrebalancés par un amour immodéré des jeux de mots, plaisanteries de toutes sortes, calembours, humour exacerbé, etc., ce qui rendait son commerce très agréable. Ajoutons à cela une vénération pour les chemins de fer : " le chemin de fer me passionne, [...] ne me raille pas... " écrivait-il à un ami, vénération qu'il a traduite en musique dans son Poème du Rail.
Je garde de lui l'image lumineuse d'un musicien vivant dans et pour la musique, s'y immergeant totalement. Alors, il nous échappait et accédait, à n'en point douter, à cette perfection que la musique, les mathématiques pures, l'architecture utopique de la Renaissance peuvent seules laisser entr'apercevoir, cette perfection qui a pour base l'ordonnancement magistral du Nombre souverain et qui porte l'Harmonie Universelle à son comble de magnificence.
Michel LOUDE
Docteur ès lettres, 
chargé de cours à l’Université Lyon II
ancien président-fondateur des " Amis de Marcel Péhu "
 

Ave Maria -  Philippe Bellenot   

En 1879, Philippe Bellenot, un ancien élève de l'Ecole de musique classique et religieuse de Louis Niedermeyer, prenait ses fonctions à l'orgue de chœur de l’église St-Sulpice à Paris. Il restera près de 50 ans au service de cette paroisse ! " Le petit frisé, Parisien pur sang, c'était Philippe Bellenot. Sorti élève distingué et couronné de l'Ecole, il obtint vite la succession de l'orgue de chœur de Saint-Sulpice qu'avait occupé son camarade et ami André Messager ", écrivait Marie-Joseph Erb1, un autre ancien élève de Niedermeyer.
Né le 24 janvier 1860 à Paris II°, fils d’Eugène Bellenot et de Virginie Gizolmer, Philippe Bellenot était entré à l'âge de 13 ans à l'Ecole de musique classique et religieuse où il eut notamment Gigout pour professeur. En 1878, il allait terminer ses études musicales au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans les classes de Massenet et de Mathias. En dehors de Saint-Sulpice, il suppléait souvent son maître Gigout au grand orgue de Saint-Augustin. Considéré par l’Abbé Joubert, dans " Les Maîtres contemporains de l’orgue " (1914), comme " l'un des maîtres de chapelle les plus en vue de la capitale ", il a abondamment composé de la musique pour l'église : des messes, des motets divers à 3 et 4 voix, des pièces pour orgue (Prélude en do), un oratorio Sainte Thérèse, une Cantate à Jeanne d’Arc, des mélodies (Les Mouettes, Au temps des châtelaines, Sonnet d’Eugène Boyer), des chœurs à voix égales et mixtes, des pièces pour piano et instruments à cordes, et également pour le théâtre, dont une comédie musicale Le Cœur dormant, un opéra Un Début, et une féerie musicale japonaise en 2 actes Naristé. Ecrite sur un poème de M. Alban de Polhes, elle fut donnée en mars 1909 à l'Opéra de Monte-Carlo par Mmes Bessie Abbot, Marguerite d’Elty, Mary Girard et MM. Swolfs, Chalmin, Philippon et Marvini
Chevalier de St-Grégoire le Grand, lauréat du Prix Cressent et de la fondation Pinette, Philippe Bellenot a enseigné le plain-chant à l'Ecole Niedermeyer (1900-1902).
En 1884 à St-Sulpice Philippe Bellenot passa de l’orgue de chœur à la tête de la maîtrise, prenant ainsi la succession de Charles Bleuse, laissant ses claviers à Jérôme Gross. Il assura ses nouvelles fonctions jusqu'à sa mort arrivée au début de l'année 1928, lors d’un séjour à Locarno (Suisse). Georges Renard, maître de chapelle de Saint-Germain-l'Auxerrois et également ancien élève de l'Ecole Niedermeyer, écrivait dans la Revue Sainte-Cécile de février 1928 :
" On sait bien, de par le monde musical, que Philippe Bellenot était un pianiste charmeur; on sait qu'il improvisait à l'orgue de brillante façon; on sait qu'un don singulier lui avait permis d'écrire des œuvres attachantes qui connaissent la ferveur du public; on sait qu'il fut pendant quarante quatre ans à St Sulpice, le magicien des belles exécutions. Il avait une baguette incomparable. Il faut l'avoir vu diriger pour comprendre la persuasion entraînante d'un geste souple. En outre, il avait imaginé qu'à l'édifice grandiose et lumineux on devait fournir une expression sonore fastueuse et décorative. Conseillé par l'habitat, il avait cru pouvoir illustrer dans ses propres œuvres les conditions de la musique religieuse à Saint-Sulpice. "
 
Marie-Joseph Erb nous livre quelques précisions supplémentaires "...Bellenot, du petit orgue, passa bientôt à la direction de la maîtrise et ce fut à Gross, également élève de l'Ecole, qu'échurent les claviers de l'orgue de chœur. Alors commença avec Widor au grand orgue, une longue période d'offices d'une haute tenue musicale. C'était merveille d'entendre le fondu des productions de ces trois artistes. " Enfin Widor lui même, dans l'article nécrologique qu'il lui consacre rappelle, à propos des œuvres de Bellenot "... les pages hors paires du grandiose Sanctus (en ré) suivi du séraphique Benedictus, du charmant Ave Maria (à 3 voix), du Kyrie et de l'Agnus (en ut) de sa dernière Messe " et précise : " Durant une collaboration de cinquante ans, aucun désaccord entre nous; rien ne vint jamais troubler notre amicale camaraderie. Bellenot était modeste, sincère, ignorant la méchanceté, aimant profondément la musique, ne vivant que pour cet art que, chaque jour, il pratiquait ad majorem Dei gloriam."2
Le lundi 29 novembre 1926 à 16 heures eut lieu à St-Sulpice une " Audition du grand-orgue par M. Ch. M. Widor à l’occasion de la restauration de l’instrument ", au cours de laquelle il interpréta sa Symphonie gothique et le final de la Passion selon Saint-Mathieu de J. S. Bach. On put également entendre ce jour là les " Chanteurs de la Sainte-Chapelle ", sous la direction de l’abbé Delépine, exécuter deux œuvres inédites de Widor : un Ave verum corpus et un Ave Maria, et la maîtrise paroissiale dirigée par Philippe Bellenot chanter trois autres pièces du même pour chœur et deux orgues (Widor et Charles Pineau) : Tu es Petrus, Tantum ergo, Quam dilecta.
Bellenot entretint longtemps une correspondance amicale et artistique avec Saint-Saëns, qui lui avait autrefois prodigué quelques conseils3. L’auteur du Carnaval des animaux affirmait que l’épouse du maître de chapelle de Saint-Sulpice, Amélie Bellenot, une pianiste talentueuse, ressemblait " trait pour trait à Mme de Maintenon. " C’est Philippe Bellenot d’ailleurs qui avait " ressuscité " en 1889 à Saint-Sulpice la Messe à quatre voix, soli et chœurs, op. 4 (éditée en 1857) de Saint-Saëns, au sujet de laquelle le compositeur déclara lui-même plus tard qu’elle était une " momie d’une civilisation paradoxale, témoignage irrécusable de l’insanité de l’auteur." !
En octobre 1901, lors de la création de son Offertoire pour la Toussaint, Saint-Saëns écrivait à Bellenot : " il faut faire beaucoup plus fort à l’orgue [...] mais quelle justesse de mouvement et comme c’est bien chanté " et plus tard, en 1909, tout en le remerciant d’exécuter sa musique très rarement jouée dans les églises, il commentait : " elle est pourtant facile à chanter, agréable à entendre et s’accommode bien avec les cérémonials. Ah ! Si elle était de César [Franck] !"
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE

Ave Maria - Louis Vierne

Ave Maria - Ernest Chausson

Ernest Chausson (né à Paris, 20 janvier 1855 – mort à Limay, 10 juin 1899) est un compositeur français du xixe siècle.Amédée-Ernest Chausson est né au 12 rue Pierre-Chausson, le passage qui porte le nom de son grand-père paternel qui possédait des terrains dans ce 10e arrondissement de Paris. Du côté de son père, ses ancêtres, originaires de Seine-et-Marne, étaient des maçons, menuisiers, entrepreneurs de bâtiments et de travaux publics qui s'étaient enrichis avec l'expansion de Paris. Du côté de sa mère, les Levreau, on trouve des cultivateurs de l"Oise et un notaire. La richesse bourgeoise de sa famille lui a permis de se consacrer entièrement à la musique.
Ses deux frères aînés étant morts jeunes, il vit une enfance solitaire dans le quartier Saint-Michel. Son éducation est confiée au précepteur Léon Brethous-Lafargue, auteur de romans et de poésies. Il part en vacances à Trouville, Biarritz, Rome, Londres. Il devient licencié en droit en mars 1876 et avocat-stagiaire en mai 1877. Il fréquente le salon de Mme Berthe de Rayssac à partir de 1875 environ. Il se passionne pour les arts, notamment la littérature, la peinture, et la musique.
Au printemps 1878 sont publiées ses trois premières partitions : Sonatine pour piano à 4 main, Chanson, et L'âme des bois. Vers la fin de l'année 1878, il commence à prendre des leçons dans la classe de Jules Massenet au Conservatoire de Paris d'abord en auditeur libre, puis en tant qu'élève officiel de fin 1880 à juillet 1881. Pendant les vacances d'été de 1879, il voyage en Allemagne, et assiste aux représentations du Vaisseau Fantôme et de la Tetralogie de Richard Wagner. Chausson reviendra souvent à Bayreuth, assistant, par exemple, à la création de Parsifal. On dira même que Chausson est un Wagner français, ce qui n'est pas tout à fait vrai, car Chausson lui-même écrira un jour "Il faut se déwagnériser" 1. Il rencontre Vincent d'Indy en cet été de 1878 qui est aussi en vacances en Bavière, qui restera un ami très proche, et qui, bien plus tard, terminera le quatuor opus 35 de Chausson, pour sa publication à titre posthume. Chausson complète ses études de musique avec César Franck, l'organiste de Sainte-Clothilde. En mai 1881, poussé par Massenet, Chausson passe le concours d'essai pour le Prix de Rome, mais c'est un échec.
En mai 1882, Chausson participe à la création de l'Union des Jeunes compositeurs, mais cette association ne dure pas, et Chausson rejoint bientôt la Société nationale de musique (SNM), qui présente ses mélodies de l'opus 2, le 23 décembre 1882.
En épousant Jeanne Escudier le 19 juin 1883 à la mairie du 8e arrondissement, il devient (par les deux sœurs de son épouse) le beau-frère de l'artiste peintre Henry Lerolle et de l'industriel et mécène Arthur Fontaine, ce qui l'ouvre à des fréquentations artistiques encore plus vastes. Ils auront cinq enfants. Ernest Chausson sera très heureux dans sa vie familiale.
Avec ses amis musiciens, d'Indy, Husson, et Duparc, il donne un nouvel élan aux Concerts populaires de Jules Pasdeloup, en s'engageant artistiquement et financièrement.
En novembre 1886, à la SNM, Franck, d'Indy et Chausson poussent à la démission Saint-Saëns et Bussine. Chausson devient secrétaire, et prend ce rôle très à cœur, écrivant un volumineux courrier, et apportant son soutien financier. Il reçoit chez lui nombre d'artistes majeurs de son temps, notamment Paul Dukas et Claude Debussy, avec qui il se lie d'amitié. Chausson compose des œuvres courtes telles que des chansons, et aussi des œuvres plus longues telles que sa symphonie en si bémol majeur, et surtout un opéra, Le roi Arthus, dont il rédige aussi le livret dès 1885-86, et dont la musique lui demande sept années d'efforts, de 1887 à 1894.
Le 10 juin 1899, à Limay, il tombe de vélo, pour une raison indéterminée, et meurt sur le coup, la tempe ensanglantée. Il n'avait que 44 ans. Son quatuor à cordes était presque terminé. Son opéra, Le roi Arthus, est représenté pour la première fois, le 30 novembre 1903 au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. La totalité de son œuvre, est relativement modeste en quantité (39 opus, auxquels il faut quand même ajouter 24 œuvres sans opus), mais elle est d'une haute qualité ; Chausson occupe dans l'histoire de la musique française une place unique entre Franck et Debussy, par ailleurs très éloignés. Ses compositions ont continué d'être régulièrement jouées après sa mort, par exemple par Yehudi Menuhin, et font l'objet de nombreuses éditions discographiques.
Albert Besnard avait exécuté en 1891 un portrait du couple.

Ave Maria - Camille Saint-Saëns

Camille Saint-Saëns, né à Paris le 9 octobre 1835 et mort à Alger le 16 décembre 1921 est un pianiste, organiste et compositeur français de l'époque post-romantique.

Il a écrit douze opéras, dont le plus connu est Samson et Dalila (1877), de nombreux oratorios, cinq symphonies, cinq concertos pour piano, trois pour violon et deux pour violoncelle, des compositions chorales, de la musique de chambre, des pièces pittoresques, dont Le Carnaval des animaux (1886).

De plus, il occupe une place particulière dans l'histoire du septième art, puisqu'il est, en 1908, le tout premier compositeur de renom à composer une musique spécialement pour un film, L'Assassinat du duc de Guise

Ave Maria - Joseph Bonnet

Ave Maris stella - Edward Grieg

Quia respexit - Jean Sebastien Bach

Magnificat - Pachelbel

Regina Cæli - Aichinger

Ave Maria - Rossini

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